Comment faire pour bien emmerder un journaliste ?

Publié: 22/09/2011 dans Relations presse

Les journalistes sont des gens très occupés, toujours sur la brèche, à courir d’interview en interview, de bouclage en bouclage tout en cherchant « the » info qui fera la différence. Il n’a donc que peu de temps à consacrer à ses amis professionnels de la communication (attachés de presse, responsables marketing, chargés de com’, etc.). Mais les pros de la com’ sont joueurs et ont bien compris qu’il existe plein d’astuces pour bien faire chier les journalistes dans leurs tâches quotidiennes.

Pourrissez vos CP

Le texte : Faites-en des tonnes, martelez bien le sujet. Par exemple : « Le produit XXX est top car nous sommes à la pointe », répétez-le une deuxième fois dans la citation de votre porte-parole « nous sommes fiers de lancer ce produit de pointe qui est franchement top », ajoutez la citation d’un analyste « Le produit XXX va faire la différence sur le marché puisque-il vraiment à la pointe», et terminer par le client « nous sommes heureux d’avoir trouvé ce produit de pointe qui répond justement à notre besoin tellement il est top ». Et si votre client fait de la vente via un réseau de distribution vous pouvez, en plus, ajouter la citation d’un distributeur. Vous noterez que le premier paragraphe et la description des fonctionnalités seront souvent les seuls points repris mais bon, il faut bien être sûr que le journaliste en a pour un bon moment. Plus c’est long, plus c’est bon !

Les caractères spéciaux : régulièrement vous localisez les CP de vos collègues/clients anglo-saxons et prenez bien soin de conserver à l’attention des journalistes les sigles tels que ® ou ™. Outre le fait que ces caractères passent parfois très mal l’épreuve de l’email, vous savez pertinemment que l’utilisation de ces derniers n’a aucune portée juridique en France. Mais vous avez raison, cela fera bien pester le journaliste qui devra les chercher dans le texte pour pouvoir les supprimer. D’ailleurs il en existe d’autres, alors n’hésitez pas à en mettre autant que possible !

Le poids : ajoutez autant de visuels HD que possible, pour bien alourdir le communiqué. Cela aura un gros avantage, vous allez certainement bloquer des boites mails déjà bien chargées et peut-être même, priver certains journalistes de « The » info à ne pas rater. Et votre produit XXX de pointe qui sort, incroyable nouvelle, en version blanche aura ainsi toute l’attention qu’il mérite !

Les contacts : n’en indiquez aucun. Après tout le journaliste vous connait bien puisque vous faite tout ce que vous pouvez pour l’emmerder. Alors pourquoi le priver de la joie de perdre du temps à chercher votre numéro de téléphone ?

La forme : mettez des encadrés un peu partout. Pourquoi faciliter le copier/coller à cette bande de gratte papiers, pisse-copies, fainéants. Plus ils ont à faire de copier/coller plus vous les emmerdez !

N’optimisez pas la diffusion du mail !

Le ciblage : franchement, pourquoi cibler ? Diffusez largement, il ne faut pas que les journalistes passent à côté de votre annonce. Et quel plaisir de venir parasiter toutes ces boites… Sans compter que dans le lot, il y’en aura bien un ou deux qui sont susceptibles de traiter l’info. Et ne dé-doublonnez pas. Si on peut faire en sorte que certains reçoivent les emails plusieurs fois, faut pas se priver.

Le sujet du mail : ne mettez surtout pas « CP » dans l’objet. Cela permettrait trop facilement au journaliste de faire le tri avec les spams et autres emails de pubs. Ensuite, ajoutez un titre en majuscule. Sur le web, les majuscules équivalent à un hurlement, vous serez donc sûr que cela attire l’attention. En puis cela allonge le titre qui ne sera donc plus visible dans son intégralité dans la liste des emails.

Le message : évitez autant que possible de dévoiler le sujet dans le message. Surtout, n’ajoutez pas le CP dans le corps de mail et contentez-vous d’un petit message type « bonjour, je t’envoie le super CP de mon client machin. Tu vas voir c’est tellement de la bombe de balle que ton clavier en fait déjà un article ! ». Plus c’est vague plus il se fera chier pour aller voir de quoi ça parle.

Les options : demandez une confirmation de lecture. C’est marrant, ça dérange le journaliste en ouvrant une fenêtre, bref, ça contribue à lui faire perdre du temps.

Faites des relances de merde

Choisissez le moment : si vous êtes doué, vous pouvez réussir à contacter vos journalistes uniquement en période de bouclage. Il est pressé, dans le rush, complètement charrette ? Alors c’est le bon moment !

La présentation : c’est une phase critique. Démarrez par un bon vieux « Salut Coco ! Je t’appelle (oui, on se tutoie entre nous c’est plus branchouille) pour savoir si t’as bien reçu le CP de mon client ». Ne précisez ni le client, ni le sujet du CP. Après tout il vous a tutoyé aussi donc il vous connait – oui je sais c’est une ruse infâme. Et puis une simple recherche sur votre prénom dans sa boite mail devrait lui permettre de remonter ledit CP… avec un peu de chance. Il finira fatalement pas poser des questions et se rendra compte que c’est ce foutu splendide CP qui pesait 10 Mo et qu’il a dû supprimer pour libérer de la place dans sa messagerie.

Conclusion

Je me suis cantonné au CP, sa diffusion et son suivi mais il existe une multitude d’autres possibilités pour pourrir la vie des journalistes. Bien entendu, tout ceci est à prendre avec humour et c’est tout l’inverse qu’il convient de faire. Toutefois, je présente mes excuses les plus sincères aux journalistes qui seront victimes des communicants bas de gamme qui prendront ce billet pour LA bible des RP.


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commentaires
  1. J’aurais plutôt mis en titre « comment être certain qu’un journaliste ne fera JAMAIS appel à vous » :D.

  2. Antoine dit :

    Excellent !
    Si je peux me permettre d’ajouter quelques astuces :
    Demandez à vos collègues d’envoyer eux aussi de leur coté le même CP aux mêmes journalistes. Et envoyez-le plusieurs fois à quelques jours d’intervalle.
    Pour les relances concernant une invitation à une conférence de presse : si le journaliste a déjà confirmé, appelez-le pour qu’il confirme sa confirmation et demandez à vos collègues de faire de même, au moins un appel par jour, mais ne l’ajoutez pas à la liste des invités. Appelez sur son mobile, vous êtes presque sûr de le déranger.
    S’il vous dit que le sujet ne fait pas partie des sujets qu’il traite, insistez et dites lui qu’il se trompe.
    Ecrivez-vos CP entièrement en majuscules ou bien convertissez le PDF en format JPG.
    Envoyez un lien pour télécharger les photos. Le lien doit mener à un dossier où les photos ne sont pas en vrac et nommées du nom de la marque et des produits, avec des sous-dossiers, sous-sous-dossiers, tous portants des numéros avec des photos sans nom. Il sera obligé d’ouvrir tous les dossiers et sous-dossiers pour copier les photos une à une et à la fin il ne saura plus ceux qu’il a déjà ouverts. Si c’est pour un magazine, mettez des photos en 72 DPI et si c’est pour le WEB, envoyez une photo en 300 DPI de 50 Mo. Bonne idée aussi d’envoyer une photo de la taille d’un timbre poste pensant 10 Mo, au format Tiff.

  3. En même temps il faut bien reconnaître que toucher un journaliste n’est de loin pas un exercice aisé. Il est ainsi facile aux communicants de céder aux sirènes de la lourdeur. Les outils de dernière génération facilitant encore la chose. Plus besoin de coller 1273 timbres avec ses petites lèvres gercées. Un simple clic et je balance la sauce à plusieurs milliers de contacts. fastoche les RP 🙂

    Moi par exemple je ne comprends pas que les journalistes ne parlent pas plus de Castiz.com 🙂

  4. Oui, bien sûr, tous les visuels en TIF pas compressé, c’est un must.

    Le bon titre d’un mail contenant un CP, c’est « Communiqué de Presse », pas un mot de plus. Et tout dans le PDF (de 18Mo), pas besoin de mettre d’info dans le corps du texte, ça se saurait. (amitiés à Vivendi).

    Ah, et pour les relances, la règle, c’est toujours de les faire faire par la stagiaire la plus junior, qui n’aura aucune idée de ce que font exactement ses correspondants. C’est meilleur, on ne n’en lasse pas.

    Et puis, s’ils bloquent votre numéro, heureusement, il reste Facebook. Oui oui, sur leur mur, ils adorent.

    The list could go on…

  5. Je pourrais te parler longuement des techniques qu’ont les gens pour éviter les journalistes et les faire chier encore plus :
    Ne jamais répondre au téléphones et aux mails,
    Annuler un événement en dernière minute et bien sûr ne pas t’en avertir,
    Te demander 30 fois par mail de relire le papier avant qu’on l’envoie à la rédaction, même si on a déjà répondu NON 29 fois…

    Merci pour ton billet et la tranche de rire!

  6. Laetitia dit :

    Ha ces attaché(e)s de presse…

  7. Lucie dit :

    C’est drôle, mais pas toujours drôle de vous approcher 😉 ! En revanche vous ne parlez pas des journalistes qui appellent les attachées de presse au dernier moment parce que le produit XXXX top dont ils se fichaient ils en en finalement besoin tout de suite et l’exige dans la minute !

    • remibrossard dit :

      Merci Lucie. Par contre petite précision, je ne suis pas journaliste mais attaché de presse et je sais bien que nos amis journalistes ont également une large palette d’astuces pour répondre avec plus ou moins de délicatesse à nos sollicitations. Et les sollicitations de dernières minutes montrent quand même que tu a été identifiée, proactive et que mine de rien cela à porté ses fruits ;-).

  8. lclauseause dit :

    Pour faire chier un peu plus…
    – Oublier des infos clés (le prix du produit par exemple, ou pour un soft, l’OS de destination), ou merder volontairement dans les dates (la conf aura lieu le mardi 22 septembre). Parce que c’est cool d’obliger le journaleux à décrocher le bigot pour faire in/confirmer !
    – Ou faire un CP erratum (de plus en plus courant), ou deux, pour corriger une info clé, ou une pauvre pétouille que personne n’avait vue.

  9. Estelle V. dit :

    J’ai été des deux côtés de la barrière, journaliste et responsable communication. Je suis heureuse d’être chargée de com’ à présent, à la lecture de votre billet. Mais c’est criant de vérité 😉
    Pauvres journalistes, haha.

  10. Gaëlle-Marie Zimmermann dit :

    Autre astuce, directement jaillie de ma propre boîte mail dans la dernière heure : le CP reçu en double, évidemment, et ayant comme objet « COMMUNIQUE DE PRESSE » en majuscules et sans autre précision, comme l’indiquait Cédric, ET suivi d’un troisième envoi avec un erratum. L’erratum ne contenant bien sûr qu’une citation sans lien avec l’endroit où on doit corriger. Sinon c’est moins rigolo 🙂 Ah, j’oubliais : le CP initial ne comporte évidemment aucun texte, c’est une image. Qui par défaut ne s’affiche pas.

    Ce billet est génial. Merci !

  11. Laure Colmant dit :

    Que de souvenirs ravivés par ce post, merci, très drôle. Ça ne l’était pas toujours à l’époque. On peut ajouter un autre truc
    – bombarder les boîtes mail des journalistes secrétaire de rédaction, avec des communiqués de presse et des dossiers de presse (très efficace), ou les prendre pour des assistantes et leur demander des trucs dont ils n’ont pas la moindre idée.
    Ne jamais lire l’ours pour savoir qui fait quoi… 🙂

  12. Eric dit :

    Excellent ! Et tellement bien vu !

  13. Phileas dit :

    N’oubliez pas de citer « Communiqué de presse » et « pour diffusion immédiate » en haut du CP (des fois que nous amis journalistes confondent avec autre chose…) et de mettre les contacts (de préférences 4 ou 5) en tête de CP pour que le texte commence en milieu voire bas de première page (le scroll c’est so hype) et les 4 pages de disclaimer sans valeur juridique en France à la fin que le responsable France tient à faire figurer parce que le legal US l’a menacé des pires foudres (fessée cul nu ? privé de dessert à la cantine ? sévices corporels ?) s’il disparaissait…

  14. Peltier Sylviane dit :

    Je ne connais pas les journalistes avec lesquels vous bossez ! Mais j’ai été AP pendant 8 ans et je suis aujourd’hui Dircom et je n’ai jamais eu envie de leur pourrir la vie. Si le cp a son info dans le premier paragraphe et un titre parlant, il n’y a pas de raison pour que ça ne soit pas repris. Mais encore faut-il travailler le réseau.
    Sinon le journaliste va trapper vos infos et ce systèmatiquement. Pas bon la guerre, pas bon…

    • remibrossard dit :

      Rassurez-moi Sylviane, vous avez bien compris qu’il s’agissait d’un billet sarcastique ? Lisez la conclusion sinon 🙂

    • Merci pour ces précisions, drôle d’époque ou on préfére emm… l’autre plutôt que de l’aider , révélateur que ce soit un attaché de presse qui parle…
      Je ne partage pas votre philosophie.
      Olivier Bachelet dr rédaction salons-expos-congres.com
      Salonscongres Redaction sur facebook

      • remibrossard dit :

        Bonjour Olivier,
        Les journalistes sont dérangés quotidiennement par des attachés de presse manquant de professionnalisme et qui nuisent par là même au bon accomplissement du travail des autres. Je ne vois pas ce qui vous surprend dans le fait que ce soit un attaché de presse qui en parle ? N’hésitez pas à expliquer ce qui vous dérange et a présenter votre philosophie afin que nous puissions en discuter.
        Cordialement,
        Rémi

  15. Une variante de cet article est possible avec « chers organisateurs: emmerdez au maximum le public de votre événement avec Facebook »

    Parfois, on a pas accès aux grands médias, alors une seule solution: générer une blitzkrieg sur vos 36 fans Facebook en les frappant tellement fort que vous espérez que l’onde choc va se ressentir jusqu’à leurs amis au 3ème degré, oui comme les brûlures.

    – Envoyez des invitations massives et non-ciblées à un événement public et payant, donc rien à voir avec une vraie invitation. L’ancien erasmus japonais aura bien sûr lui aussi son invitation.
    – Faites de fausses modifications du titre et de l’horaire pour faire des piqûres de rappel à ceux qui ont pourtant bien lu et répondu à votre événement
    – Changer la photo tous les jours pour confirmer le harcèlement
    – republiez régulièrement l’événement sur les pages du groupe, de la salle, du label, afin que les gens qui vous lisent déjà, qui ont déjà reçu votre invitation, qui y ont répondu et qui se prennent des piqûres de rappel tous les jours (…) ressentent vraiment l’espoir désespéré que vous mettez en eux.

  16. Vesper L. dit :

    Il convient d’ajouter – extrêmement important – d’envoyer le mail à tout son carnet d’adresse presse sans prendre le soin de mettre cela en copie cachée : comme ça, ensuite, le journaliste bénéficie des coordonnées mail de tout le monde !! (déjà subi maintes et maintes fois, avec réponse sur les adresses de tout le monde, ça barbe !)

  17. Je dois avouer que cela commence à m’offusquer un peu de lire quantité d’articles sur les « mauvais(es) attaché(e)s de presse »… Je suis heureuse de constater que je ne fais rien de ce que vous mentionnez dans ce texte (ouf!), je m’efforce constamment de suivre les conseils de tel ou tel journaliste quant à la manière dont il ou elle préfère être sollicité(e); c’est aussi ainsi que je maintiens de bonnes relations avec eux. J’en déduis donc que ma méthode est la bonne.
    Toutefois, il est utile de préciser que quelque soit votre manière de faire, bonne ou mauvaise, certain(e)s journalistes sont de toute façon désagréable et/ou manquent d’attention. Ils suppriment votre mail sans l’avoir lu alors que votre métier est de savoir s’il est concerné ou non. Certes, ils en recoivent 400 par jour… Mais pour moi, c’est comme une célébrité qui se plaint des paparazzis! D’autres oublient complètement votre info ou qu’il vous avait garanti ceci ou cela et s’insurgent que vous les rappeliez. Hé oh!
    Notre boulot est de maximiser nos retombées. Relancer fait partie de notre quotidien; c’est la base: le contact humain! Nous ne sommes pas des robots et un mail n’a jamais garanti les meilleurs résultats. Nous avons des obligations de moyens. Certes, il y a des choses à ne pas faire; mais entendre certains journalistes se plaindre en permanence alors qu’ils dépendent aussi de nous et s’attendent à ce que nous nous exécutions à la seconde quand ils ont besoin, je trouve ça gonflé. Nous ne sommes pas à mettre dans le même sac!!!
    Au lieu de passer son temps à critiquer les mauvais(es) attaché(e)s de presse, pourquoi ne pas parler de ce qu’ils font de bien et de ce que les autres devraient suivre comme exemple??
    C’est plus diplomate, moins désagréable, plus productif et un peu moins condescendant. Car il y a beaucoup à dire des uns et des autres. Or, la seule chose qui aurait suffi de mentionner, c’est que le but final est de travailler en bonne intelligence!

  18. deedee dit :

    C’est tellement bon de lire ça. Merci ! (je me sens moins seule 😉

  19. deedee dit :

    Et pour répondre à Pauline (hello !), malheureusement et bien qu’en effet, être capable de faire le tri entre le bon grain et l’ivraie fasse aussi partie du travail de journaliste, quand tu reçois 300 mails par jour, dont seuls une petite dizaine sont ciblés (et encore, je ne parle pas des relances téléphoniques ni des CP reçus par courrier), forcément, ça lasse. Voire, ça énerve, quand il est si simple, avant de cliquer sur « envoi », de vérifier si, au hasard, Cosmopolitan a une rubrique « enfants » ou non.

    Pour le reste, je suis d’accord avec toi : les attachés de presse n’ont pas l’apanage du non professionnalisme et de l’à peu près. Seulement, force est de constater que pour un bon attaché de presse, tu en as des dizaines franchement à côté de leurs pompes… (ce qui est sûrement vrai aussi côté journalisme !).

    On attend ton billet sur les journalistes, alors ! 🙂

    • @deedee Hello!!! ; ) Tu as raison… Je suppose que je suis un peu frustrée de lire ce genre d’articles parce que les mauvaises ruinent la réputation des bonnes. Après, il est tellement facile de descendre ce métier qui a selon moi énormément de qualités… Je suis consciente que certaines attachées de presse ciblent mal, écrivent mal, envoient quantité de mails et/ou harcèlent au téléphone, refourguent la relance tél aux stagiaires alors qu’entretenir des relations avec les journalistes revient quand même à qq1 de plus compétent et qui est censé pouvoir « jouer » de son carnet d’adresses. C’est malheureux de constater que ces personnes sont soit incompétentes soit blasées soit soumises aux pressions des autres pour faire faire faire alors que peu et bien vaut souvent mieux que trop.

    • @deedee: Figure-toi que j’avais écrit un article sur la relance téléphonique il y a un bail: http://minu.me/581b : )

  20. Arnaud DELANOY dit :

    Le meilleur moyen d’emmerder un journaliste, c’est d’abord de bien choisir son « client », à savoir celui en l’occurrence qui vous déjà emmerdé, sinon quel intérêt ? Donc, pour ce cher partenaire médiatique qui ne parle de vous qu’en situation de crise, celui qui pointe en conf de presse pour 5 minutes de gribouillage, 1 heure de cocktail et aucun « signe » en retour, cet individu incorruptible qui ne relaie jamais vos actus « positives » sous prétexte de n’être pas un vulgaire communiquant au service du grand méchant capitalisme publicitaire… bref, une fois identifié ce chevalier blanc de l’information stérile et réac, que faire ? L’ignorer me direz-vous ? C’est un bon début. Mieux : dorloter ses concurrents, ouh ! le vilain mots, ses confrères si vous préférez. Faites le test : pendant 6 mois ne proposez les infos/exclus/invitations/relances/interviews (à forte valeur ajoutée bien sur), qu’aux autres titres qui occupent le même segment éditorial. Résultat : il passe à côté des « bons coups » que tous les autres auront saisis au vol (« huit oublis d’affilé, il faut que je vérifie mon anti-spam »), se demande soudain pourquoi il est sorti du cercle privilégié de vos relations publiques (« elles sont bonnes leurs verrines quand même ») et se forge involontairement une réputation « du grand absent » dans la grande famille de la presse (« dis donc, Jean Mimi a été mis au placard ou quoi ? »). Un peu plus vicieux ? OK, envoyez lui tous vos communiqués, compte-rendus, et invitations avec une semaine de retard et là, l’horrible souvenir de celui qui jadis était seul et toujours mis à l’écart dans la cours d’école résonnera en lui comme le bruit d’une carrière qui se brise. Et un jour, comble de jouissance, votre téléphone sonnera et en décrochant vous entendrez une voix de Caliméro vous dire : « Bonjour c’est Jean Mimi, alors quoi de neuf chez toi?… »

  21. Laetitia dit :

    Très bon @Arnaud !

  22. Julie Bouchard dit :

    Fort intéressant, ces idées pour faire chier un journaliste… Et que dites-vous de celle-ci: Mettez du contenu (vous connaissez le mot?) dans votre CP, et laissez tomber le reste, ou encore gardez-le pour alimentez vos blogues… sans plus. Ça sera déjà ça de pris !

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